Capello : the right man at the right place?
Il y avait plus à perdre qu’à gagner, mais les Bleus sont repartis de Londres avec un orgueil gonflé à bloc. Hier soir, l’équipe de France a marché sur l’Angleterre (1-2), et a plus appris sur elle-même que lors de tous les matchs de qualification disputés jusque-là. Vu la faiblesse de l’adversaire, le match amical contre le Brésil, le 9 février, sera tout de même un test d’une toute autre envergure. Mercredi soir, tout a été parfois tellement simple qu’on a dû se pincer pour se croire à Wembley dans l’antre de la grande Angleterre.
Entre des Anglais privés de leurs cadres et des Bleus sur la pente ascendante, l’écart a souvent été un gouffre. Il faudra relativiser : l’Angleterre est une légende poussiéreuse, qui n’avait hier soir à opposer que le jeu de tête du géant à queue de cheval, Andy Caroll. C’est un peu court , et Fabio Capello a devant lui un chantier immense. Celui de Laurent Blanc avance avec régularité. Le « Président » attendait « un signe fort » de son équipe, il en tient un. Il n’a d’ailleurs pas mis longtemps à se dessiner.
L’Angleterre s’est procuré sa seule occasion franche du match, une frappe à bout portant de Steven Gerrard qui a filé à côté à la 80e minute ! A ce moment, la bouche pleine de jurons, les spectateurs ont vidé la moitié du stade. Et a raté le seul sourire britannique de la soirée avec un but de Crouch (1-2, 86e). La France est-elle définitivement guerri ?
Accordez vous des circonstances atténuantes à Fabio Capello après le fiasco de mercredi et l’équipe quelconque qu’il a a ligné ? Comprenez qu’un joueur de deuxième division soit appelé en sélection ? Capello est-il vraiment l’homme de la situation ? Un homme dépassé par les évènements ?










